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Le Confident

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LE MEDIATEUR A ENTAME SES CONSULTATIONS

Sur instructions du Président de la République, Chef de l’Etat, le Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo était investi de la mission de la résolution de la crise au sein de la Commission Electorale Indépendante.



La décision verbale a été prise lors de la rencontre provoquée le 30 janvier 2010, par le Chef de l’Etat au Palais de la Renaissance. Le morceau confié au président du Conseil National de la Médiation était gros et certains observateurs, sans hésiter, ont pensé à une sorte de cadeau empoisonné car le dossier est délicat et il faut marcher sur des œufs pour le résoudre compte tenu des exigences pointues et argumentées du Collectif des forces du Changement. Malgré les contacts préalables avec le Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), l’émissaire de l’organisation Internationale de la Francophonie (OIF), M. Pierre Buyoya, en séjour à Bangui et avec le Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, qui voulait déblayer le terrain avant la rencontre avec le président François Bozizé, l’inflexibilité des forces du Changement n’a pas varié d’un iota. Après l’initiative du Chef de l’Etat, les opposants, dans une déclaration en date du 1er février 2010, ont apprécié la convocation de la rencontre du 30 janvier 2010. Le Collectif s’est déclaré disposé à négocier avec le Médiateur de la République en vue d’une sortie de crise.

Une stratégie des petits pas
Mgr Paulin Pomodimo, sitôt les instructions reçues, n’a pas tardé à se mettre à l’œuvre. C’est ainsi qu’il a reçu le lundi 1er février 2010 dans l’après midi le Collectif des forces du changement. Le prélat, Médiateur de la République, devait recevoir ensuite une délégation du KNK. La stratégie mise en œuvre au niveau du Conseil National de la Médiation est de recueillir les avis des uns et des autres avant de provoquer une grande rencontre pour débattre des questions cruciales contenues dans la déclaration du Collectif des forces du changement du 13 janvier 2010. Le point crucial sur lequel le collectif des Forces du changement est le démarrage de l’audit à la Commission Electorale Indépendante. Cet audit, selon un leader de l’entité « Autre Partis », doit être effectué par un organe indépendant, au dessus de tout soupçon qui pourra situer les responsabilités des uns et des autres dans la gestion de la Commission Electorale Indépendante.

Pour le Collectif des Forces du Changement, c’est une façon de dire qu’il attendra les résultats de l’audit pour revenir à la table de négociations avec le Médiateur de la République.

Des belles empoignades en vue
L’un des points sur lequel l’Union des Forces Vives de la Nation a le plus insisté est la présence des délégués de l’entité « Opposition Démocratique » qui semblent faire de la résistance pour s’accrocher à la Coordination nationale de la CEI. Pour l’UFVN, ces délégués ne sont plus représentatifs de l’entité et souhaiterait que le Chef de l’Etat prenne un décret pour les démettre de leur mission, car ils n’ont plus ni la confiance, ni le mandat de l’entité « opposition démocratique ». Un autre texte règlementaire pourra alors confirmer les nouveaux délégués désignés par l’entité. Cette séquence promet de belles empoignades et une bataille juridique sans merci. S’agissant des Comités locaux, malgré les précisions du président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le Collectif des Forces du Changement estime que le président de la CEI veut semer la confusion dans les esprits pour maintenir en place des organes qui ont été mis en place sans le respect de la Loi portant Code Electoral de la République Centrafricaine. Puisque le Pasteur Joseph Binguimalé prétend que ces Comités n’existent pas juridiquement parce que non entérinés par une décision du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Collectif des Forces du Changement se demande pourquoi le président de la CEI ne ferait-il pas une déclaration pour déclarer la caducité de ces comités locaux. Le collectif des Forces du changement ne transige pas avec l’annulation de ces Comités locaux qui fait partie de ses exigences majeures. La prochaine rencontre du Médiateur de la République avec le Collectif, si elle doit avoir lieu, servira à l’examen des préoccupations du collectif des Forces du Changement par rapport à sa déclaration du 13 janvier 2010, par rapport à ce qui est acquis et ce qui ne l’est pas encore. Comme on le voit, le chemin est encore long pour le Médiateur de la République et ce n’est pas demain la fin de la crise à la Commission Electorale Indépendante (CEI).



Samedi 6 Février 2010
John Smith
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