Promu Commissaire des marchés au niveau de la Communauté Économique de l'Afrique Centrale (CEMAC), Jean Serge Wafio doit prendre ses nouvelles fonctions dans les plus brefs délais. En quittant son poste du ministre de l'Urbanisme, Jean Serge Wafio a voulu faire le bilan de ses cinq mois de gestion à la tête dudit département.
Dans son propos liminaire, Jean Serge Wafio a déclaré que, lorsqu'il a pris ses fonctions, il lui a fallu un temps d'observation pour mettre en place un programme pouvant lui permettre d'orienter, voire donner une autre vision du travail et motiver les fonctionnaires et ses agents au travail. L'autre problème évoqué par Jean Serge Wafio est celui de certains cadres qui confondent le service et le privé. A la fois dans le secteur privé et public, ces cadres font des activités qui influent sur le fonctionnement du ministère. Ce qui l'a conduit à les ramener à la raison pour que le travail puisse fonctionner normalement. Au cours de point de presse, Jean Serge Wafio n'a pas manqué d'indiquer que la Cité Lumière KNK, dont les travaux n'ont pas encore démarré, souffre de beaucoup d'irrégularités quant à l'indemnisation des délogés. C'est un problème social qui doit être traité avec beaucoup de tact et de délicatesse. Il n'est pas du tout d'accord avec l'indemnisation des personnes qui doivent être délogées. Selon lui, chaque habitant de l'Île Mbongo Soua doit percevoir une somme forfaitaire de deux cent mille FCFA plus quarante tôles. Ce qui n'a pas été le cas, s'était indigné Jean Serge Wafio. En demandant les informations nécessaires sur l'étude topographique aux facilitateurs de ce gigantesque projet, rien n'est fait et pose réellement un problème sur la construction de ce bâtiment de haut standing. Les conséquences sont toujours néfastes si une étude topographique n'est pas faite. Concernant surtout les délogés, Jean Serge Wafio est profondément déçu de leur indemnisation, et partant, un site pour la reconstruction de leur vie leur a été trouvé vers Ouango, dans le 7ème arrondissement, parce que c'est une population qui vit de la pêche. Malheureusement, les initiateurs du projet ne vont pas, depuis lors jusqu'à ce jour, rapprochés du département pour le lotissement des parcelles pour les concernés en question.
Pour ce qui est des bâtiments administratifs, Jean Serge Wafio a jeté un regard très critique sur le fait que l'État ne dispose plus des bâtiments qui sont tous bradés. Les prix payés de fois font couler les larmes. Surtout, ce sont les hauts cadres qui se livrent à cette pratique qui ne permettent plus au département de faire des recettes. Une désolation totale. Pour les 100 logements sociaux, la situation est encore catastrophique. Selon les textes en vigueur, un et deux mois de rupture dans le paiement, la personne, qui occupe la pièce, doit être obligatoirement vidée. Il a fait un constat amer dans le recouvrement de fonds qu'il qualifie de véritables désordres parce que justement, certains hauts fonctionnaires, qui se sont rués sur ces maisons, n'ont pas honoré leurs obligations. Ce qui traduit dans les faits qu'il ne faut pas passer par quatre chemins pour exécuter les textes en vigueur. Mais en le faisant, certaines mauvaises langues vont se délier pour pointer d'un doigt accusateur le responsable numéro un dudit département, selon ses propres termes. En abordant d'une manière holistique les différentes mesures engagées au niveau de son département, Jean Serge Wafio a spécifié que dix projets de textes sont déjà déposés au niveau de la commission des textes pour examen. Une ville se construit perpétuellement, a déclaré Jean Serge Wafio. Cette maxime du responsable sortant de l'Urbanisme fait suite à des maisons coloniales qui abondent la ville de Bangui. Le bâtiment de référence, dixit Jean Serge Wafio, est celui de SEFCA. Dans cette logique, il a promis exiger de certaines sociétés de faire des nouvelles constructions pour rendre la ville de Bangui beaucoup attrayante et plus belle, car a-t-il poursuivi, la RCA a pris beaucoup de retard dans la reconstruction de sa ville. L'orateur n'a hésité de parler de l'extension de la ville de Bangui et du déplacement du camp militaire qui se trouve en plein centre ville, notamment le camp Fidèle Obrou et celui des sapeurs-pompiers.
Au cours de des débats, Jean Serge Wafio a déclaré qu'il ne part jamais avec son programme, mais le laisse le plus souvent à ses successeurs. Il a donné des exemples sur les différentes institutions qu'il a eues à diriger. Pour les 100 logements sociaux, Jean Serge Wafio se dit sidéré et ne peut comprendre que des arriérés de paiement puissent être connus. S'il restait sur le département, a-t-il déclaré, il y a certaines choses qu'il doit faire sans l'accord du conseil des ministres parce que les textes sont clairs, mais en le faisant, les mauvaises langues diront que, encore Wafio.