Guétoro Daniel Secrétaire Général du syndicat progressiste est compagnon de Zingas. Il fut l’un des dissidents du RDC qui avaient claqué la porte de ce parti politique en 2005 pour la course à l’eldorado. Déçu, parce qu’il n’avait pas encore trouvé sa perle perdue, il avait créé tous azimuts le syndicat progressiste comme un plateau d’expression afin d’assouvir ses attentes. Daniel Guétoro avait abandonné précocement les études à l’université de Bangui pour l’ENI (Ecole Normale des Instituteurs) de Bambari dans une condition connue de tous les collègues des années 1990.
Dans tous les mouvements estudiantins de l’époque, le groupe Guétoro et les autres étaient des ‘‘sous-marins RDcistes’’ qui brisaient les mouvements de grève au campus universitaire de Bangui. La déclaration abracadabrante de ce ‘’leader’’ d’un syndical inféodé au pouvoir n’étonne guère ceux qui le connaissaient mieux. On peut jouer avec de l’eau tiède. Mais on ne peut pas jouer avec la braise. Les enseignants de Centrafrique affiliés à la fédération syndicale des enseignants de Centrafrique (FSEC) avaient, dans leur mémorandum adressé au Premier ministre, chef du gouvernement, demandé l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Pour cela, ils avaient sollicité au gouvernement la reconnaissance des statuts particuliers des enseignants à l’instar des policiers. Imaginons un peu un enseignant qui ingurgite le savoir, qui façonne intellectuellement un enfant est mal rémunéré et cela fait la fierté d’un ‘’leader’’ syndical. Quel intérêt général celui-là défend-il si ce n’est pas son propre intérêt ?
On accorde aux uns et aux autres des indemnités colossales et diverses. Pour l’enseignant, on lui accorde seulement une indemnité de technicité de 5000 f depuis que le monde a été créé.
La rémunération n’étant pas proportionnelle au volume du travail, ceux-ci ont demandé au gouvernement d’améliorer leur indemnité. Ils n’avaient pas demandé à Guétoro Daniel de rehausser leur SMIC (salaire minimum commun). Dans l’une de leur élucubration de l’émission ‘‘Yé so é lingbi ti inga’’ du 29 décembre 2009, le célébrissime syndicaliste progressiste qui n’a jamais été a Turin, invité sur ce plateau de campagne électorale de Abakar Piko et Zama Javon Papa n’avait pas loupé les enseignants.
Il a fustigé le mémorandum des enseignants demandant la reconnaissance de statuts particuliers de leur Corps.
A ce propos, le grand Camarade progressiste parlera d’une manipulation politique de l’opposition qui s’appuie sur le syndicat pour déstabiliser le régime de Bangui. Selon Guétoro, tout ce que le pouvoir a réalisé n’est pas entaché d’irrégularité. Il voit tout en blanc de neige. Il avait affirmé en sus qu’il connaissait, les leaders syndicaux Centrafricains comme sa poche. Des bévues vers la mangeoire vaille que vaille. Il focalisait son point de vue sur le paiement régulier des retards des salaires. Est-ce que le paiement des retards de salaires provoqués sciemment par le pouvoir de Bangui est une aubaine pour les fonctionnaires et agents de l’Etat ? Quelle est la symbiose entre le paiement des arriérés de salaires et l’amélioration des conditions sociales des enseignants ? La réaction fastidieuse de Daniel Guétoro témoigne à suffisance de son état d’âme et sa capacité intellectuelle de grandissime bassesse. Le gouvernement reconnaît la légitimité de revendication enseignante. Il cherche à insérer cette revendication dans les textes annexes des statuts généraux de la fonction publique. Daniel Guétoro épris de cécité intellectuelle, parce qu’il est dans le giron du pouvoir, tente de minimiser la portée sociale de cette revendication.
Une chose est certaine, les régimes se succèdent, le pouvoir s’effrite et expire, parfois ; mais le syndicat se pérennise pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs.
Toujours unis et solidarités, nous vaincrons!