A l'approche du dialogue politique inclusif, certains disciples du chef de l'Etat en font leurs propres affaires. Les affaires, oui, pour tromper la vigilance des certaines hautes personnalités qui détiennent des postes de responsabilités plus ou moins importantes. Fertiles en imagination voire création, ces personnes abordent des hauts cadres pour leur dire du n'importe quoi, voire des mensonges.
Quotidiennement, celles-ci contactent ces hautes personnalités pour leur faire savoir que des fiches ne cessent de tomber en leur nom, affirmant qu'elles chercheraient à déstabiliser le régime en place. Pour ce faire, elles sont obligées de les retirer pour ne pas les exposer. Il y a également de l'autre côté, des partisans qui soutiennent le Général-Président, en se rapprochant des ces hautes personnalités leur font savoir que le Chef de l'Etat voulait les nommer dans le gouvernement ou dans une société d'Etat mixte, et qu'ils seraient en train de mener des enquêtes concernant leur moralité.
Enfin, ils existent des personnes qui pensent à tort ou à raison qu'elles ne savent à quelle sauce elles seraient mangées à l'issue du dialogue politique inclusif et remuent de ce fait ciel et terre pour se faire nommer au poste de ministre de l'enseignement supérieur ou de succéder à M. Jean Serge Wafio, nouvellement promu dans une institution internationale ou pour être nommé à la tête d'une société d'économie mixte, parce que c'est leur tour et qu'elles doivent avoir leur part de gâteau. Toutes ces catégories de personnes, voire partisans, sont opposés à l'idée d'un dialogue politique inclusif par peur de ne pas profiter du séjour du Général-Président François Bozizé au pouvoir. Déjà, ceux qui l'ont soutenu commencent à faire des grises mines parce qu'ils ne voient nullement aucune chance d'être nommés à des postes de responsabilité. Il y va également du comportement de ceux-là qui veulent à tout prix être occupés, mais n'y parviendront jamais. Ce qui traduit dans les faits que l'intérêt supérieur de la nation est sacrifié sur l'autel des appétits égoïstes. Apparemment, ces personnes tirent sur la ficelle ethnique ou partisane pour chercher à convaincre le Général-Président François Bozizé à concrétiser leur mission. Or en réalité, le DPI permettra d'injecter du sang nouveau non seulement au régime actuel, mais au peuple tout entier pour une sortie définitive de cette crise militaire et politique qui ne cesse de faire reculer l'économie du pays.
Tout le monde sait aujourd'hui que le pays est plongé dans une conjoncture difficile et surtout dans une crise sur fond de manque d'électricité, d'eau, de flambée de prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité. Ces catégories de personnes qui jouent ce jeu, n'aident pas le gouvernement et le chef de l'Etat en vue de mener à bien le programme préalablement établi pour la croissance économique du pays. Aujourd'hui, le pays est par terre. L'effort des uns et des autres doit être orienté vers la politique de développement que de raser les murs des hautes institutions de la République pour tromper les hauts cadres. Ce qui ressemble à un véritable rackettage organisé par ses disciples mal intentionnés qui veulent le beurre et l'argent du beurre.